Les coulisses du PROJET

Voici en 40 points les coulisses du concept store DEMEYER.

En tant que citoyen français, avant d'être un entrepreneur autodidacte foncièrement indépendant de toute influence ou pression politique, si j'ai souhaité raconter les raisons qui m'ont poussé à inventer ce tout nouveau concept store et son modèle économique hybride, c'est pour que chaque lecteur(ice) puisse comprendre à quel point ce n'est vraiment pas un hasard si la France a toujours un retard " flagrant " en matière de " prévention et d'hygiène dentaire ". 1

La raison ? Les lobbys en général, et un lobby en particulier dont les principaux membres réalisent en France plus de 50% de leur chiffre d'affaires grâce à la vente de prothèses dentaires, un chiffre d'affaires qui est la conséquence directe d'une stratégie de prévention dentaire inefficace (CQFD).

D'une manière générale, si la démocratie, au sens noble du terme, reste un idéal pour les plus faibles ou les citoyen(ne)s honnêtes, dans la réalité, seuls les plus forts ou influents sur le plan politique semblent pouvoir en profiter vraiment.

C'est même à se demander si les lois en vigueur sur le territoire national sont toujours " l'expression de la volonté générale " (Art.6. de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789) ou souvent l'expression des lobbys pour défendre/protéger les intérêts particuliers de leurs membres ?

À ce propos, voici une vidéo dans laquelle des politiques français expriment leur sentiment de désarroi, voire de faiblesse face au summum du lobbying : la capture réglementaire, connu aussi sous le terme de la " capture du régulateur ".

C'est pourquoi, à la veille du lancement par l'OMS d'une stratégie mondiale pour la santé bucco-dentaire qui va (entre autres) obliger ses États membres comme la France à véritablement s'engager dans la prévention dentaire de façon transparente par le biais d'un organe national " spécial qualifié, fonctionnel, responsable et bien doté en ressources " (cf. Projet de stratégie), étant donné que je suis actuellement contraint de suspendre le projet à cause de l'un des plus puissants lobbys de France, j'ai décidé de dévoiler ici les 20 années qui ont précédé la création de ce concept store.

Il faut savoir que si certains (hauts) membres de ce lobby deviennent rapidement fébriles rien qu'à l'énoncé de mon nom, ce qui d'ailleurs m'a poussé à l'utiliser (provisoirement) pour l'enseigne de l'agence pilote, c'est tout simplement parce que depuis 2002, je souhaite réellement et sincèrement aider mon pays à rattraper (au minimum) son retard en matière de prévention dentaire.

Alors, comme ce souhait me vaut toujours d'être considéré comme une bête noire par ce lobby qui ne cesse depuis de me mettre des bâtons dans les roues grâce à certaines amitiés/complicités persistantes au sein de notre administration publique, autant prendre à témoin ici l'opinion publique sur mon parcours devenu au fil du temps particulièrement atypique à cause des agissements continus de ce lobby, et ce en attendant de pouvoir mettre en œuvre une procédure judiciaire afin que la justice passe une bonne fois pour toutes sur ces agissements à mon égard, mais aussi à l'égard des assurés français qui sont aussi, sans vraiment le savoir jusqu'à présent, les autres victimes des agissements sournois de ce lobby (cf. Point 34/35 ci-dessous).

Bonne lecture !

Gérald Demeyer
Président Fondateur

(1) Tout a commencé lorsque j'ai créé en 2002 l'association Point Dentaire pour répondre aux nouveaux besoins exprimés par les consommateurs en matière d'hygiène dentaire hors foyer, en particulier le besoin de pouvoir se brosser les dents " n'importe où et n'importe quand " exprimé à cette époque par 73% de la population française, moi inclus mais " également " le ministre de la santé en poste à ce moment-là, Xavier Bertrand, une anecdote  à garder à l'esprit en arrivant au point (12).

En créant cette association, j'ai découvert à cette occasion l'existence du marché de la prévention dentaire primaire, un marché considéré comme une niche dans le secteur dentaire, avec un fonctionnement en BtoBtoC et 2 clients historiques sur le marché français : l'Etat en tant que 1er responsable de la prévention des maladies 2, et l'Assurance Maladie en tant que 1er assureur santé de plus de 60 millions de personnes, des acteurs clés qui agissent sur ce marché dans le cadre du droit à la protection de la santé, un " droit-créance " en France.

(2) La première chose qui m'a interpellé en découvrant le fonctionnement de ce marché en France, c'est son extrême opacité et la difficulté d'entrer (à cette époque) en contact avec les (bons) décideurs de la chaîne des achats aussi bien du côté de l'Etat que de l'Assurance Maladie afin que ces acteurs puissent m'informer sur leurs besoins (présents ou à venir) en matière de prévention dentaire, avec l'idée de pouvoir leur proposer des solutions préventives innovantes.

(3) À l'inverse, j'avais réussi à identifier le principal fournisseur par l'entremise d'une rencontre informelle pour présenter les projets de l'association Point Dentaire, une rencontre qui m'avait permis de découvrir que ce fournisseur était en contact direct avec les (bons) décideurs que je recherchais. En fait, j'ai découvert l'existence de différents partenariats mis en place dès 1989 entre le leader du marché et l'Assurance Maladie, lequel leader sous-traité ou co-traité (à cette époque) ses contrats à d'autres acteurs.

De nature pragmatique, je me suis rapproché des dirigeants de ce leader pour discuter de mes projets dans une démarche partenariale de co-innovation / co-création de nouvelles solutions préventives, une démarche qui m'avait été conseillée de faire lors de ma première rencontre informelle.

(4) Cependant, après avoir compris que ce leader ne voyait pas d'un très bon œil l'arrivée d'un nouvel entrant (concurrent) sur son marché de niche, et qu'il était capable de tous les coups tordus (que je commencé à subir) pour protéger sa rente de situation acquise grâce aux (vieilles) ficelles du " Capitalisme de connivence ", (Jean Peyrelevade explique très bien " dans cette vidéo " le fonctionnement très tordu de ce " Capitalisme politico-financier "), j'ai décidé de changer de stratégie partenariale en proposant spontanément une solution innovante directement aux dirigeants de la caisse nationale de l'Assurance Maladie, puisque depuis une r du 13 août 2004, les dirigeants des caisses locales (les CPAM) ne sont plus autorisés à acheter ou subventionner directement une solution préventive, surtout innovante, sans l'aval de leur caisse nationale.

(5)
Hélas pour moi, mais également pour la santé (orale & générale) et le pouvoir d'achat de la population française (cf. l'explosion de la facture dentaire des assurés français), j'ai essuyé un " refus officiel " en 2006 en insistant un peu (pour ne pas dire beaucoup) afin qu'il soit écrit ... Verba volant, scripta manent !

(6) C'est à partir de ce refus que j'ai commencé à me poser des (sérieuses) questions sur le comportement (bizarre) de mes interlocuteur(ice)s du siège national de l' Assurance Maladie, en particulier sur leurs refus constants de solutions innovantes en prévention dentaire, même à titre expérimental, d'autant que j'avais cru comprendre (dès 2002) que protéger et préserver la dimension Solidaire de notre notre système de santé (la " Sécu " en langage populaire) était l'affaire de tous, en particulier des personnes rémunérées par les contribuables pour garantir cette protection/préservation dans l'intérêt (avant tout) de la population française, mais surtout : " Pour qu'il n'existe jamais une médecine à deux vitesses. ".

Avec le recul, je comprends mieux les sages paroles de certains vétérans de l'esprit originel des sociétés de secours mutuel que j'ai pu croiser sur mon chemin dans les années 2000, en particulier cette expression : " Un ennemi déclaré est moins dangereux qu'un ami mutualiste douteux " ... Comprenne qui pourra !

(7) Bref, après avoir passé 5 années à discuter avec des personnes qui avaient un double discours aussi bien en matière de prévention dentaire (des partenaires qui en réalité se sont avérés être de sournois concurrents) qu'en matière de Solidarité (des personnes censées protéger le système de santé français), il ne m'aura pas fallu beaucoup de temps pour avoir la conviction que le marché français de la prévention dentaire primaire, situé " en amont " du secteur dentaire, c'est à dire avant d'autres marchés situés en " aval " beaucoup plus rémunérateurs d'un point de vue chiffre d'affaires (cf. Une image vaut Mille mots !), était sournoisement verrouillé par un lobby que je ne nommerai pas ici pour éviter la stigmatisation de toute une profession.

(8) Au départ, j'ai essayé d'ignorer cette conviction, tant bien que mal, par manque de preuves concrètes, mais surtout pour passer à autre chose professionnellement parlant. Mais la découverte de cette citation de Louis Blanc : " Tout honnête homme doit préférer sa conviction à sa position. " a réveillé en moi le courage d'affronter ce lobby. Alors, même si j'étais dès le départ conscient que cette affrontement allait être particulièrement difficile, je n'imaginais pas que cette épreuve serait aussi longue à cause des nombreux liens/soutiens que ce lobby a pu tisser en France depuis la création, à Paris en 1900, de son tout premier outil de lobbying.

Il m'aura donc fallu de la patience et beaucoup de persévérance pour renforcer (un peu plus) chaque jour ma conviction, rassembler des indices de pratiques anticoncurrentielles, et démêler (la partie la plus longue) le tortueux labyrinthe d'influence qui aura permis à ce lobby de verrouiller sournoisement en France ce marché de prévention primaire dès le début des années 90 afin de restreindre au maximum les possibilités de développement des concurrents déjà en place ou l'accès aux nouveaux entrants.

(9) Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut savoir que la politique publique de prévention dentaire menée en France depuis les 30 dernières années, se résume à un plan d'action national rédigé, non pas par des élu(e)s de la République ou des fonctionnaires intègres & impartiaux comme l'opinion publique française pourrait naïvement le croire vu que la santé est une compétence régalienne et que ce plan est financé à 100% par des dizaines de millions € d'argent public, mais rédigé (en toute discrétion) par les dirigeants de l'association Y créée par ce lobby.

À noter que cette association Y, créée sous le statut loi 1901 dans les années 60, n'a jamais été investie d'une quelconque mission de service public, encore moins de prérogatives de puissance publique. En d'autres termes, cette association défend/protège avant tout les intérêts (privés) de ses membres depuis sa création.

(10) Le lobbying est généralement une pratique très discrète, utilisée dans tous les secteurs économiques, en particulier dans le secteur de la santé où le chiffre d'affaires d'un marché est +/- dépendant de la décision +/- éclairée d'une autorité politique (cf. un exemple filmé avec le lobby pharmaceutique en France).

Dans le secteur de la santé, pour mieux influencer la classe politique et/ou le grand public à travers les médias ou les recommandations des professionnels de santé, le lobbying est souvent doublé avec la pratique du " ghostwriting ", une technique d'influence difficilement détectable pour les non-initiés.

Par exemple, lorsqu'on connait l'affaire des " Sugar papers ", en gros " Le lobby du sucre contre la santé dentaire ", et qu'on sait que la majorité des grandes marques de chewing-gum sans sucres appartiennent à des industriels du sucre, on est en droit de douter du sérieux des études scientifiques sur lesquelles s'appuient certaines associations œuvrant en prévention dentaire afin de recommander au grand public que : " lorsqu'on ne peut pas se brosser les dents, notamment après le repas du midi, mâcher des chewing-gums sans sucres pendant 20 minutes après un repas peut aider à prévenir la carie dentaire ", surtout lorsqu'on découvre que ces associations sont financées (directement ou indirectement) par les industriels du sucre !!!

À noter que le législateur français à réglementer la pratique du lobbying en 2016 pour (tenter de) la faire passer de l'ombre de la République à la lumière d'une Démocratie digne de ce nom.

(11) Faire du lobbying n'est pas un problème en soi à partir du moment où un lobby agit de façon transparente & sincère pour défendre ou protéger les intérêts de ses membres sans que cela soit au détriment d'une population, des consommateurs ou de l'intérêt général.

Par contre, cela devient un (vrai) problème lorsqu'une stratégie de lobbying utilise les " petites mains de la République " pour défendre ou protéger des intérêts privés au détriment de l'intérêt général, mais également pour faire barrage à des concurrents innovants au détriment de la santé (orale & générale) et du pouvoir d'achat des consommateurs.

(12) Et c'est (malheureusement) dans cette seconde situation que nous sommes depuis le départ avec le plan de prévention dentaire, connu aussi sous l'appellation " Plan Bertrand ", puisque depuis son lancement officiel en 2005 par le ministre de la santé en poste à cette époque, Xavier Bertrand d'où l'appellation, l'Etat et l'Assurance Maladie rédigent chaque année (pour les principaux marchés publics de ce plan) un (unique) cahier des charges national commun 3 avec des besoins qui correspondent (comme par hasard) à une solution préventive en milieu scolaire inventée en 1989 par un candidat à ces marchés publics, lequel candidat n'est autre que l'association Y dont les dirigeants ont rédigé " l'ensemble du plan " ... cherchez l'erreur !!!

Il est important de rappeler ici qu'en matière de commande publique, le binôme prescripteur/acheteur public est censé être " impartial " à partir de la définition de ses besoins, en passant par la rédaction de son cahier des charges et ce jusqu'à l'attribution d'un marché.

Pour le dire autrement, un candidat ne doit en aucun cas " dicter " la définition des besoins d'une commande publique, ou qu'un cahier des charges soit le " copier-coller " de la fiche technique d'une solution d'un candidat, sous peine d'être accusé (au minimum) du délit de favoritisme (cf. Guide Maîtriser le risque de corruption dans le cycle de l'achat public édité par Bercy), d'autant que dans une récente affaire de conflit d'intérêts autour d'une commande publique, le Conseil d'Etat a fait évolué sa jurisprudence en expliquant que le défaut d'impartialité constitue un vice d'une particulière gravité justifiant l'annulation du contrat.

À noter que la pratique du sourcing a été (strictement) encadrée par le législateur français en 2016 dans le cadre de la transposition des 3 directives européennes marchés publics.

(13) L'autre problème, c'est qu'en plus d'être en présence d'un cahier des charges " sur mesure " qui empêche les candidats concurrents de proposer des (vraies) solutions innovantes (" variantes " en langage technique) lors des appels d'offres, l'association Y est la seule à avoir signé, bien avant la création du plan, une convention de partenariat national avec le ministère de l’éducation nationale (MEN) lui autorisant d'intervenir dans les établissements scolaires afin de mener des actions de prévention dentaire.

Cette subtilité technique dans le cahier des charges national permet :

- d'une part, de verrouiller les marchés publics de prévention dentaire en milieu scolaire au bénéfice de l'association Y, et des rares candidats concurrents ayant une " influence locale " plus forte que ce lobby, car il est difficile, pour ne pas dire quasiment impossible pour les nouveaux entrants, d'obtenir ce genre de convention auprès du MEN, dans le cas où ils souhaiteraient candidater aux appels d'offres ;

- d'autre part, de verrouiller le marché français de la prévention dentaire primaire en asséchant (petit à petit) financièrement les concurrents de l'association Y, en particulier ceux qui avaient jusqu'à présent une " influence locale " plus forte, car étant donné que l'Etat et l'Assurance Maladie représentent (financent) historiquement quasiment 100% du chiffre d'affaires de ce marché, il est, par conséquent, difficile financièrement de rester ou de s'aventurer sur un marché dans lequel on ne peut :

a) ni commercialiser ses (propres) produits, services ou innovations, et donc amortir les investissements (souvent importants en R&D) nécessaires à leurs créations et développement ;

b) ni convaincre les 2 clients historiques de ce marché de niche d'agir dans l'intérêt des assurés français qui leur font (naïvementconfiance  pour protéger leur santé et agir au mieux pour optimiser leur pouvoir d'achat, puisque les représentants (successifs jusqu'à présent) de ces clients restent sous l'influence constante d'un lobby.

En d'autres termes, " boycott total " des nouveaux entrants ... " Circulez, y'a rien à voir " comme j'ai pu l'entendre dire.

(14) Pour résumer, c'est un peu comme si j'avais " dicté " moi même le Plan Bertrand et que j'avais fais en sorte que les critères techniques du cahier des charges des commandes publiques issues de ce plan soient " orientés " uniquement vers mes solutions de prévention dentaire afin d'être certain :

- d'une part, de pouvoir rafler le maximum de marchés publics, en laissant quelques marchés (miettes) à des concurrents (de couverture) pour ne pas trop attirer l'attention sur la méthode d'influence,

- d'autre part, de pouvoir évincer dès le départ mes concurrents innovants (actuels ou futurs entrants) en étouffant sournoisement dans l’œuf leurs innovations grâce aux critères techniques que j'aurais judicieusement " dicté ".

Par exemple, si le cahier des charges d'une commande publique stipule comme " besoin " une action de coaching en prévention dentaire vers un public adulte en milieu ouvert, il est logique qu'un concurrent qui propose une action de sensibilisation à l'hygiène dentaire vers un public enfant en milieu fermé (scolaire pour l'exemple) ne pourrait pas candidater à ce marché public, à moins qu'il adapte son offre/action aux critères stipulés explicitement dans le cahier des charges.

Cependant, il est difficile d'adapter une action, en particulier innovante, lorsque les critères techniques d'un besoin (cible : enfant, lieu : scolaire etc...) sont judicieusement verrouillées dans un cahier des charges ... Comprenne qui voudra !

À noter qu'en admettant que la solution préventive en milieu scolaire proposée (imposée) par ce lobby depuis plus de 30 ans était efficace dans le temps, tout le monde comprendrait, moi le premier, que l'Etat et l'Assurance Maladie soient soucieux de la pérenniser dans le cadre de leur stratégie (politique) de prévention dentaire, et donc de passer chaque année des commandes (publiques) pour la pérenniser.

Cependant, force est de constater que cette solution n'est pas efficace à terme, en tout cas pas dans sa forme actuelle, encore moins si, dans le même temps, aucune autre solution sérieuse & pertinente n'est proposée aux adultes ou parents des enfants ciblés.

J'en veux pour preuve le quasi-doublement en 20 ans de la facture dentaire des assurés français, puisqu'on est passé d'une facture annuelle à 6,7 milliards € en 2000 à presque 12 milliards par an en 2020, dont 6 milliards servent uniquement à financer des soins prothétiques, des soins qui sont la conséquence directe d'une stratégie de prévention dentaire inefficace (CQFD).

Donc à quoi (qui ?) ça sert de gaspiller chaque année des dizaines de millions € d'argent public dans une stratégie préventive vieille de plus de 30 ans qui de toute évidence ne fonctionne pas ?

À quoi (qui ?) ça sert de lancer chaque année des appels d'offres de prévention dentaire avec un cahier des charges quasi identique depuis 1989 qui limite l'âge des bénéficiaires et le lieu d'actions aux écoles, alors que des candidats indépendants (par définition, non soumis au lobby) pourraient proposer des solutions innovantes pour les âges cibles, et/ou tous les âges si besoin, mais pourraient surtout proposer des solutions en dehors des écoles, par exemple : dans les crèches, les entreprises, les maisons de retraites (médicalisées ou non), les centres sociaux, les clubs sportifs etc ... là où se trouve la majorité des assurés/citoyens français aujourd'hui ?

(15) Autant dire qu'il m'a été difficile de trouver (seul) les réponses aux 2 questions précédentes. Mais par chance, l'influence de ce lobby sur les pouvoirs publics français est documentée, ce qui est plutôt rare pour être souligné et démontré (en partie) ici.

(16) Tout d'abord, l'Igas et la Cour des comptes ont commencé, dès 2010, à rédiger leurs premiers rapports pour expliquer, avec beaucoup de détails jusque là tenus secrets et très bien protégés, l'ampleur du mélange des genres entre les différentes entités formant ce lobby (ordre professionnel, syndicats, associations professionnelles, associations loi 1901, sociétés commerciales etc ... qui forment une " association d'entreprises " au sens de la nouvelle directive ECN+), tout en donnant des indices sur la stratégie de lobbying mise en place auprès des pouvoirs publics " jusqu'au plus haut niveau ", par les représentants d'une profession très " organisée pour défendre ses intérêts et maintenir un modèle (économique) qui lui est somme toute favorable ".

(17) Ensuite, par un bien heureux concours de circonstances, j'ai eu accès à des documents venant tout droit des archives de l'association Y. À titre d'exemples non exhaustifs, voici des propos tenus en 1995 (10 ans avant la création du " Plan Bertrand ") lors d'une réunion pour (entre autres) valider les " actions prévues en 1996 " par les dirigeants d'une société commerciale appartenant à ce lobby, laquelle société avait pour principaux clients les caisses locales d'Assurance Maladie (102 caisses en France) dans le cadre d'actions de prévention dentaire primaire : " Enfin, un concurrent se développe rapidement : il faut étudier son activité afin de gérer au mieux cette situation, et de trouver une solution efficace, pour ne pas être menacé par cette Société ". Des propos on ne peut plus clairs !

(18) Dans un autre document de 2012, on peut y lire : " Le développement de programmes (entendre " solutions de prévention dentaire "), une fois labellisés, implique une action de lobbying auprès des financeurs potentiels pour pouvoir être mis en œuvre (...) Des contacts réguliers ont été menés et se poursuivent auprès des institutionnels tels que le Ministère de l’Éducation Nationale et l'Assurance Maladie.".

(19) Concernant le plan national de prévention dentaire, aucune ambiguïté possible sur son origine dans un document de 2006 : " X rappelle que le Haut Conseil de Santé Bucco-dentaire (un conseil créé au sein même de l'association Y) a donné sa caution et donc validé le deuxième point dont l'association Y peut être fière : le plan de prévention bucco-dentaire écrit grâce aux réflexions menées dans nos groupes de travail (...) Il précise que c'est à partir de ce plan de l'association Y, et de nos propositions, que le Ministre Xavier Bertrand a décidé de lancer un mouvement de la prévention sur lequel les membres de l'Assemblée Générale, restant cet après midi, pourront travailler pour la mise en application ".

(20) Difficile de ne pas voir dans les racines du " Plan Bertrand " le conflit d'intérêts caractérisé et la mécanique d'influence mise en place par le lobby au cœur même de l'Etat avec un impact direct sur la gestion stratégique & financière de l'Assurance Maladie, puisque les dirigeants successifs (caisse nationale comme CPAM) sont, depuis 1996, soumis, en matière d'actions de prévention santé, notamment dentaire, aux directives de l'Etat par le biais d'une Convention d'objectifs et de gestion (COG), d'autant que voici les propos tenus dans le document de 2006 par le concepteur en chef du plan, accessoirement à cette époque président de l'association Y et (cerise sur le gâteau) membre de cabinet de 2005 à 2007 du Ministre de la santé ... Xavier Bertrand !!! : " L'objectif du Mouvement de la Prévention est que davantage de Français aillent au cabinet dentaire. Dans ce but, la Profession doit aller sur le terrain pour passer un message de prévention. Que cela soit fait par l'association Y, par des éducateurs, ou la CPAM cela n'est pas un problème, mais cela doit être sous l'égide de l'association Y. ".

(21) En gros, l'association Y sert de Cheval de Troie à ce lobby pour " dicter " la stratégie de prévention dentaire menée par l'Etat, qui lui même l'impose à l'Assurance Maladie par le biais des COG, ce qui revient à dire que c'est ce lobby qui gère, en sous-main, l'orientation de l'argent public destiné à la prévention dentaire en France, un lobby dont les principaux membres réalisent plus de 50% de leur chiffre d'affaires grâce à la vente de prothèses dentaires, un chiffre d'affaires qui est la conséquence directe d'une stratégie de prévention dentaire inefficace (CQFD).

Dans n'importe quelle Démocratie digne de ce nom, une telle pratique serait très probablement condamnée par des élus/fonctionnaires intègres et/ou par un tribunal, car on ne peut " légalement " être à la fois " juge et partie ", principe de base pour éviter les conflits d'intérêts.

C'est un peu comme si on laissait le lobby du tabac " dicté " la politique française de prévention du tabagisme.

Rapidement, on imagine que cette politique serait accompagnée d'études scientifiques " ghostwritées " pour nous expliquer à quel point la consommation de tabac c'est très bon pour la santé. C'est peut être un poil exagéré, mais mon expérience avec ce lobby m'a aussi appris qu'on pouvait vraiment s'attendre à tout avec les lobbys, car comme disait Jacques Chirac : " Plus c'est gros, et mieux ça passe ! ".

D'ailleurs, qui peut croire que mastiquer " au minimum 20 minutes " un chewing-gum sans sucres, après un repas peut aider à prévenir la carie dentaire ? Est-ce que cette supposée affirmation serait-elle la (vraie) raison du passage de " 3 à 2 brossages par jour " de certains acteurs français de la prévention dentaire, sachant que certains d'entre eux sont financés par des marques de chewing-gum sans sucres ? Et puis, mâcher un chewing-gum est-il " vraiment bon " pour la santé ? Sans parler de son impact " énorme " sur notre environnement puisque c'est le " second déchet le plus produit sur la planète après les mégots " !!!

C'est pourquoi, en laissant ce lobby " dicté " depuis les années 80 ce que doit financer les (presque) 100 millions € d'argent public destiné chaque année à la politique nationale de prévention dentaire, il est évident qu'il préconisera ou favorisera toujours le financement de solutions préventives au pire " médiocres ", au mieux " inefficaces " pour sécuriser ou protéger le chiffre d'affaires de ses membres dont le modèle économique est dépendant d'un " stock à renouveler très régulièrement " de " personnes malades " pour pouvoir au final vendre des prothèses dentaires, d'autant que voici des propos tenus en 2017 par un haut responsable du lobby pendant un colloque dans lequel certain(e)s participant(e)s appelaient (pour synthétiser) à développer la prévention dentaire en France : " PAS DE CARIES = PAS DE PROTHÈSES = PAS DE RAC 0 " en terminant par : " L'objectif, c'est quand même de dire de ne pas organiser le suicide nous-mêmes de la profession ". Des propos qu'ils parlent d'eux mêmes !

Pas étonnant dès lors que l'Igas explique, dans l'un de ses rapports, que : " L'association Y est en effet le prestataire privilégié de l'assurance maladie, la concurrence en la matière étant quasi inexistante " puisque il est désormais clair que tout a été fait jusqu'à présent pour que cette concurrence soit effectivement " inexistante (...) sur l'ensemble du territoire ", le fruit de plus de 30 années de lobbying !

Et gare à celles et ceux qui voudraient que cette concurrence " inexistante " devienne naturellement " existante " dans l'intérêt (d'abord) de la population française.

(22) Car voici d'autres propos documentés tenus en 2009 par le président de l'association Y suite à une question posée lors d'une réunion par un membre de cette association concernant les partenariats demandés par les CODES (Comité Départemental d'Éducation pour la Santé) dans le cadre du " Plan Bertrand ".

Question : " Il y a de plus en plus d'appel à projet sur la prévention, nous sommes sollicités par les CODES pour travailler avec nous. ".

Réponse du président de l'association Y : " Il informe que la profession a créée un organisme, l'association Y, il est hors de question de confier le bucco-dentaire au CODES ".

Un autre membre ayant participé à la réunion avait même imaginé une solution pour éviter que les CODES viennent les concurrencer sur les marchés publics : " La solution est de faire partie du Conseil d'Administration du CODES, pour pouvoir prendre la main sur les actions de prévention bucco-dentaire. ". C'est dire l'état d'esprit qui règne au sein de cette association.

(23) À ce propos, pourquoi les CODES (comme d'autres avant et après eux d'ailleurs) ont sollicité un partenariat auprès de l'association Y ? Tout simplement parce que dans le cahier des charges national, il est stipulé que le marché : " doit être menée en partenariat avec les organismes professionnels signataires de la convention et en cohérence totale avec le processus de mise en œuvre et d’accompagnement conventionnel de la prévention bucco-dentaire. ". Et lorsque vous contactiez les signataires de la convention à ce sujet pour respecter, naturellement, le cahier des charges, vous étiez dirigés vers ... l'association Y !

(24) Tout ça pour dire que cette (autre) subtilité technique " imposée " dans le cahier des charges n'est, là aussi, certainement pas le fruit du hasard, d'autant que le président de l'association Y se vanter (déjà) dans un document de 2001 : " De même, l'association Y a joué et joue un rôle important de sensibilisation et d'information auprès des signataires de la convention (Caisse Nationale d'Assurance Maladie et Syndicats professionnels). Comme vous le savez, nous sommes à l'origine et à l'initiative de l'Examen de Prévention et de scellements des sillons. Notre rôle, là encore, est de " préparer le terrain " pour que la prévention rentre dans la nomenclature des actes professionnels ".

À noter que " l'Examen de Prévention " (EBD ou M'Tdents pour la communication grand public), n'a, soit dit en passant, plus vraiment d'intérêt, en particulier depuis le 1er janvier 2016, date d'entrée en vigueur de la réforme ANI sur la généralisation de la Complémentaire santé dans les entreprises. Et pour cause, les cibles de cette stratégie préventive sont, quasiment toutes, couvertes par une Complémentaire santé (ou Mutuelle en langage populaire), un produit d'assurance couvrant 96% des assurés français à ce jour, et qui offre déjà " gratuitement " en termes de consultations chez les dentistes + soins dentaires ce que l'Assurance Maladie dit aussi offrir " gratuitement " avec MT'Dents.

Surtout, depuis le 1er janvier 2017, les assurés français peuvent éviter d'avancer leurs frais de santé, notamment dentaire, puisque les professionnels de santé, comme les dentistes, peuvent pratiquer le tiers payant sur la part Assurance Maladie en présence d'une carte vitale (tiers payant partiel en langage technique), et sur la part assureurs (Mutuelles, Sociétés d'assurances, Institutions de prévoyance) en présence d'une carte de tiers payant (tiers payant intégral en langage technique), et ce dans la limite du ticket modérateur ou des garanties prévues par le contrat de Mutuelle.

Même si la pratique du tiers payant est au bon vouloir des professionnels de santé, sachant que certains s'en servent (aussi) pour fidéliser leurs patientèles, il faut savoir que le tiers payant est un droit dans certaines situations (CSS, AME, ALD, bénéficiaires d'une assurance maternité etc...), et que depuis le 1er janvier 2022, le tiers payant intégral est obligatoire pour tous les contrats santé responsables sur les équipements et soins inclus dans le panier 100% santé.

(25) Autrement dit, l'Assurance Maladie continue, avec l'argent des contribuables, de rembourser le ticket modérateur d'une consultation chez un dentiste + (si besoin) celui de certains soins dentaires, alors qu'en temps normal, ces tickets modérateurs seraient de toute façon remboursés par les assureurs dans le cadre d'une Mutuelle, même avec un contrat d'entrée de gamme, sachant que 96% des assurés français sont éligibles à ces remboursements puisque couverts par une Mutuelle. En clair, avec M'Tdents, les assurés français paient 2 fois pour 1 seul et même remboursement ... 1 fois par le biais de leurs cotisations sociales, 1 fois par le biais de leurs primes d'assurance !!!

À la rigueur, la stratégie M'Tdents serait peut-être utile au 4% des assurés qui n'ont pas de Mutuelle, et qui du coup ne peuvent pas bénéficier du panier 100% santé, mais là n'est pas le sujet.

(26) Dès lors, quel est l'intérêt (hormis pour le lobby) de continuer à gaspiller des dizaines de millions € d'argent public dans une stratégie préventive devenue obsolète avec le temps, au lieu de dépenser (investir) l'argent des contribuables français dans une stratégie innovante ou moderne, synonyme en plus d'une bonne gestion des deniers publics ?

(27) Même les dentistes de terrain qui sont en contact direct avec leurs patients savent que la stratégie M'Tdents n'a pas (plus) de réel intérêt sous sa forme actuelle puisque " 99,9999% des patients ont une Mutuelle et seront pris en charge " ou que " les enfants (et les parents) qui l'utilisent (...) sont ceux qui en ont le moins besoin et qui allaient de toute façon déjà chez le dentiste. " (Source : Eugenol)

(28) Moralité de ce chemin de croix : lorsque l'Igas explique que ce lobby est très bien organisé pour " défendre ses intérêts et maintenir un modèle (économique) qui lui est somme toute favorable ", ce n'est pas pour rien !

(29) Pour résumé la situation, si vous ne respectiez pas, jusqu'à présent, les critères détaillés " explicitement " dans le cahier des charges national du Plan Bertrand, et les réponses de l'Assurance Maladie à ce sujet étaient jusqu'ici très claires (cf. des exemples de courriers reçus en 2012, 2013, 2014 etc...), vous ne pouviez ni candidater aux marchés publics de prévention dentaire lancés chaque année en France, ni entrer sur le marché français de la prévention dentaire primaire.

(30) Le plan national de prévention dentaire est toujours actif à ce jour avec un budget annuel de +/- 92 millions €.

(31) Le " Plan Bertrand " était pourtant censé prendre fin en 2010, mais a été prolongé jusqu'à présent (Ad vitam eternam ?) sans aucune évolution notable depuis son lancement en 2007, et ce en dépit : des " recommandations ... dès 2010 ... de la Cour des comptes à son sujet ", du (nouveau) code de la commande publique (en vigueur depuis 2019) qui est désormais plus clair au sujet du sourcing & l'innovation 4, et le fait que 3/4 des personnes qui résident en France sont, sans savoir pourquoi, exclues de ce plan, du moins exclues arbitrairement de la politique de prévention dentaire menée sur le territoire national 5, alors que santé orale et santé générale sont étroitement liés 6 et que la Constitution française " garantit à tous (...) la protection de la santé " notamment dentaire ! Dit autrement : " Aucune personne ne peut faire l'objet de discriminations dans l'accès à la prévention ou aux soins " (Art. L1110-3 Code de santé publique).

(32) En d'autres termes, les pratiques anticoncurrentielles continuent malgré mes mises en garde à ce sujet.

Autant dire qu'on voudrait faire " semblant " de lutter contre les affections bucco-dentaires en France, qu'on ne s'y prendrait pas autrement en pérennisant un (vieux) plan préventif qui a (déjà) démontré son inefficacité !!!

(33) C'est pourquoi, étant donné que les démarches effectuées auprès de l'Assurance Maladie pour faire cesser ces pratiques anticoncurrentielles n'ont abouti à rien, et ce malgré le lancement (imminent) de la stratégie mondiale pour la santé bucco-dentaire de l'OMS et la pérennisation du dispositif achats innovants par un décret du 13 décembre 2021, je suis contraint, à mon grand regret, de suspendre l'expérimentation de l'agence pilote et de lancer une procédure judiciaire afin de dénoncer et faire valoir une bonne fois pour toutes les nombreux préjudices que je (ai) subi depuis des années à cause des pratiques sournoises du lobby.

(34) Dans tous les cas, en laissant délibérément un lobby " dicté " depuis des dizaines d'années la politique de prévention dentaire menée sur le territoire français, il ne faut pas aller chercher trop loin les (vraies) raisons du retard " flagrant " de la France en matière de " prévention et d'hygiène dentaire ". 1

Le pire dans ce retard, c'est qu'il se fait (mécaniquement) au détriment (préjudice) de la santé de la population, en particulier chez les personnes en situation de vulnérabilité ou d'exclusion sociale.

(35) L'affaire DENTEXIA 7 (une nouvelle affaire PROXIDENTAIRE ?) est d'ailleurs une illustration des conséquences sanitaires, financières, mais surtout humaines de ce retard préventif, d'autant que les nombreux " préjudices " subis par les victimes de " surtraitements " ou de " mutilations volontaires " dans le secteur dentaire ne sont pas un problème lié aux centres de santé, mais lié à des professionnels malhonnêtes, car ils peuvent (malheureusement) aussi se produire dans les cabinets libéraux. Pour s'en rendre compte, écrire " dentiste condamné " dans un moteur de recherche.

(36) Comment l'idée de l'activité de courtage en assurances est venue dans ce concept store ?

À l'époque, pour compenser l'absence de partenariats avec l'Etat et/ou l'Assurance Maladie sans savoir que j'étais victime des agissements du lobby, j'ai essayé de proposer mes innovations de prévention dentaire aux assureurs (Mutuelles, Sociétés d'assurances, Institutions de prévoyance), vu que ces acteurs ont tout intérêt (aussi) d'investir dans la prévention 8 pour diminuer/éviter au mieux leurs dépenses causées par une mauvaise santé orale (des milliards € chaque année), d'autant que le secteur assurantiel fonctionne en cycle de production inversé. 9

(37) Cependant, j'ai eu la surprise de découvrir que les assureurs investissaient ou dépensaient (selon le point de vue social ou libéral du sujet de la prévention santé) très peu d'argent sur le marché de la prévention dentaire primaire, pour ne pas dire quasiment rien, créant ainsi une situation paradoxale, car dans le même temps ils dépensent chaque année en France : des milliards € sur le marché des soins dentaires conservateurs (Prévention secondaire : traitement d'une carie, détartrage etc...), des milliards € sur le marché des soins dentaires prothétiques (Prévention tertiaire : couronne, bridge, inlays/onlays, inlay-core etc...), et des milliards € pour guérir certaines maladies aggravées par une mauvaise santé orale 10, des dépenses de santé à la fois cause et conséquence d'un manque flagrant d'investissement en prévention dentaire primaire, lesquelles dépenses sont payées au final par les assurés français au travers de leurs primes d'assurance santé, mais pas seulement. 11

À noter qu'avant la réforme 100% santé 12, les assureurs finançaient (déjà) 45% de la facture des soins prothétiques des assurés français, tandis que l'Assurance Maladie (seulement) 14%. Aujourd'hui, les assureurs financent plus de 50% de ces soins.

" En France, le retour sur investissement de chaque euro
investi dans l'élimination de la gingivite
serait de 40,40€. " 8

(38) Il faut savoir que le gros problème des assureurs opérant en France qui souhaitent investir dans la prévention santé, c'est qu'ils se retrouvent souvent, pour ne pas dire tout le temps selon les dires de certains dirigeants du secteur assurantiel, entre le marteau des concurrents passagers clandestins 13 et l'enclume du monopole de l'Assurance Maladie.

Et pour cause, comme une solution préventive " pertinente " ou " efficace " peut prendre du temps à mettre en œuvre et coûter cher avant d'obtenir les premiers résultats concrets 14, il est souvent difficile pour un assureur de faire le choix d'investir (seul) en prévention par crainte qu'un concurrent " clandestin " puisse bénéficier au final des fruits de cet investissement. Un ressenti qui s'est accentué depuis la fin des clauses de désignation (remplacées par les clauses de recommandation) et la résiliation infra-annuelle en Complémentaire santé.

(39) Pour finir, il me parait important de dire ici que la segmentation du marché français des soins dentaires prothétiques en 3 paniers de soins (réforme du 100% santé ou RAC 0 en vigueur depuis le 1er janvier 2019 12) est en réalité une fausse bonne idée !

Pourquoi ? Tout simplement parce que le RAC 0 était déjà en vigueur sur l'ensemble du marché français des soins dentaires conservateurs (Prévention secondaire), et ce depuis 1945. En effet, depuis les ordonnances sur les prix, les tarifs sur ce marché sont fixés par le législateur avec un RAC 0 pour tous les détenteurs d'une Mutuelle. Étant donné que 96% des assurés français sont couverts par une Mutuelle, il n'est donc pas pertinent que ces assurés attendent le stade 6 d'une carie dentaire pour bénéficier d'un RAC 0 sur certaines prothèses dentaires (Prévention tertiaire), vu qu'ils peuvent stopper/soigner celle-ci avec un RAC 0 dès le stade 1 de la maladie (cf. Une image vaut Mille mots !) tout en protégeant leur santé générale au passage.

Surtout, comme l'explique le magazine Quechoisir : " l'apparente simplicité de cette réforme est trompeuse " et de plus en plus de patients, comme les assureurs, vont commencer à s'en rendre compte ! (cf. Extrait du magazine).

En fait, dans un pays (comme la France) où l'Assurance Maladie est en situation de monopole, au lieu d'obliger les assureurs à " solvabiliser " l'achat des prothèses dentaires (dans l'intérêt de qui au final ?), la meilleure solution (réforme) serait très certainement d'obliger tous les assureurs d'investir (un minimum) en prévention dentaire primaire dans l'intérêt (d'abord) de la santé des assurés, mais surtout pour (ensuite) éviter le phénomène du passager clandestin présent sur le marché de la Complémentaire santé lorsque l'Assurance Maladie est un monopole public.

(40) Cette épreuve avec le lobby et la découverte du problème des assureurs français pour investir en prévention santé (monopole AM + concurrents passagers clandestins) m'ont donc poussé à inventer le concept store DEMEYER avec un modèle économique disruptif et 2 objectifs :

1 - En tant que nouvel entrant sur le marché français de la prévention dentaire primaire :

Étant donné que la pratique du " Name and shame " est devenue ces dernières années une " arme politique " en France, l'objectif est (aussi) d'utiliser cette pratique pour que les personnels de l'Etat & l'Assurance Maladie en charge du sujet de la prévention dentaire soient mis " publiquement " devant leurs responsabilités légale & morale vis-à-vis de la protection de la santé de " toute " la population française, afin de les convaincre d'ouvrir leurs marchés publics de prévention dentaire aux candidats innovants.

Du moins, l'objectif est de leur rappeler les 3 principes fondamentaux de la commande publique (égalité de traitement, liberté d'accès et transparence des procédures) pour qu'ils arrêtent de " favoriser " les solutions proposées par un lobby en rédigeant un cahier des charges " orienté ", voire " sur mesure " afin que le candidat " créé " par ce lobby garde un " quasi " monopole depuis 1989 sur ces marchés publics.

2 - En tant que nouvel entrant sur le marché français du courtage en assurance :

L'objectif est de représenter & défendre au mieux les intérêts individuels & collectifs de nos clients particuliers & professionnels auprès des assureurs (Mutuelles, Sociétés d'assurance, Institutions de prévoyance) afin d'obtenir des produits d'assurance les mieux adaptés à leurs besoins, négociés à des tarifs les plus compétitifs possibles.

1. Selon un rapport de l'Igas : " le retard français en matière de prévention et d'hygiène bucco-dentaire reste flagrant malgré les actions menées par l'assurance maladie et les chirurgiens-dentistes. " (cf. page 3).
2. Le droit fondamental à la protection de la santé est gravé depuis 1946 dans le marbre du préambule de la Constitution française : " la Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé ". Ce droit " doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne " présente sur le territoire national. La politique de santé relève de la responsabilité de l’État qui doit : " garantir le droit à la protection de la santé de chacun (...) La prévention collective et individuelle, tout au long de la vie, des maladies et de la douleur " en particulier d'origine dentaire.
3. Son écriture est centralisée à paris avant d'être envoyé ensuite aux CPAM ou ARS pour être mis en œuvre localement par le biais d'appels d'offres régionaux.
4. À ce propos, voici le Guide Pratique achat public innovant édité par Bercy, le Guide Innovation à destination des acheteurs de la Sécurité sociale édité par l'UCANSS et le Guide Pratique pour faciliter l'accès des TPE/PME à la commande publique édité par l'OECP. À noter que depuis le 1er avril 2016, les acheteurs publics peuvent faire du sourcing en toute sécurité juridique afin d'optimiser l'efficacité de leurs procédures d'achat (cf. Guide Le sourcing opérationnel édité par Bercy). En effet, avant 2016, le sourcing public était bridé sur le territoire national par un (potentiel) risque pénal. En lui donnant un cadre juridique clair, le législateur européen a souhaité limiter ce risque (pénal) tout en offrant aux candidats potentiels d'un marché public la possibilité désormais d'un (nouveau) recours contentieux envers le(s) responsable(s) de ce marché pour défaut de sourcing le cas échéant.
5. Cette politique " laisse de côté près de 80% de la population " selon la Cour des comptes (cf. page 275 du rapport sur la Sécurité sociale 2016). Même si elle a récemment été étendue aux publics cibles de " 3, 21 et 24 ans ", nous sommes encore très loin d'une politique qui s'adresse, non pas à (seulement) 25/30% de la population française, mais à 100% conformément à la législation précitée (cf. point 2)... À bon entendeur !
6. À ce propos, voici une vidéo, conçue par Quintessence International Publishing Group, qui montre comment une maladie parodontale peut contribuer à des affections systémiques. Pour la Fédération Dentaire Internationale ( FDI) : " Santé bucco-dentaire et état général sont étroitement liés et ils doivent être considérés de manière holistique ". (cf. page 14/15 de l'Atlas de la santé bucco-dentaire de la FDI). Autrement dit : Personne ne peut aujourd'hui prétendre ÊTRE en bonne santé générale sans AVOIR d'abord une bonne santé orale !
7. À ce sujet, voir un reportage du magazine Envoyé spécial : Dentexia  le scandale des sans dents
8. Selon des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie qui ont examiné les données de demandes d'assurance de près de 340.000 personnes : " Le  traitement parodontal pourrait réduire jusqu'à 5000 dollars les frais des patients ". Des analystes ont développé un modèle pour examiner le retour sur investissement de la prévention de la parodontite. Selon leur rapport, voici les économies projetées pour la France si la gingivite était éliminée sur une période de 10 ans : " Économies prévues sur la période : 10,34 milliards € (...) Retour sur investissement de chaque € investi dans l'élimination de la gingivite : 40,40€ (...) Coût par année de vie en bonne santé après 10 ans : 18€ contre 39€ avec la stratégie actuelle qui consiste à consulter un dentiste uniquement lorsqu'un problème apparait. ". Source :  rapport de l’Economist Intelligence Unit (EIU) effectué en juin 2021 pour le compte de la Fédération européenne de parodontologie (EFP).
9. Si dans la plupart des activités commerciales le prix de revient d'un produit est connu "avant sa vente", le prix de revient d'un produit d'assurance est lui connu "après sa vente". C'est ce qu'on appelle " cycle inversé de production ". Concrètement, les primes encaissées en amont par un assureur (calculées par un actuaire) doivent lui permettre de faire face en aval à un niveau normal de sinistres à payer, mais en pratique le risque à venir peut être illimité. C'est pourquoi, l'évolution du modèle économique des assureurs passera inévitablement par un investissement plus sérieux dans la prévention pour diminuer au mieux en amont la sinistralité afin d'être plus compétitif en aval.
10 Ces maladies sont : diabète, maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, cancers, démence/Alzheimer ... liste non exhaustive.
11. Sauf (rare) exception, un assureur n'est jamais spécialisé - uniquement - en santé. Le principal intérêt pour un assureur d'être généraliste étant de pouvoir pratiquer une (meilleure) mutualisation des risques sur l'ensemble des métiers ou branches dans lesquelles il exerce (santé, prévoyance, auto, 2 roues ...), et ce en compensant les pertes techniques/financières d'une branche avec les gains techniques/financiers d'une autre branche. C'est d'ailleurs intégré dans les règles prudentielles de Solvabilité 2. À noter que le principal indicateur de rentabilité/performance d'un assureur est le ratio combiné (cf. vidéo GENERALI). Si dans le secteur assurantiel le " prix " constitue un levier important pour attirer des prospects ou fidéliser une clientèle, tous les assureurs n'activent pas ce levier en même temps. D'où l'intérêt de comparer régulièrement les offres des assureurs avec l'aide d'un courtier en assurances pour bien s'assurer au meilleur prix !
12. Depuis le 1er avril 2019, date d'entrée en vigueur de la réforme 100% santé, l'ensemble de l'offre du marché français des soins dentaires prothétiques, un marché d'environ 6 milliards € par an, est segmenté en 3 paniers de soins avec obligation pour tous les assureurs de rembourser, depuis le 1er janvier 2020, le 1er panier avec un reste à charge 0 (RAC 0) pour tous leurs clients couverts par une Complémentaire santé, peu importe le niveau de garanties choisi.
13. En sciences sociales, un passager clandestin (ou " free rider " ) est celui qui veut bénéficier d’un service gratuitement en faisant assumer les coûts par les autres. La notion de gratuité et de coût est à prendre au sens large : argent, effort, risque, temps ... Par exemple, dans le secteur assurantiel, on pourrait définir un assureur " passager clandestin " comme celui qui profite des investissements préalablement réalisés par un concurrent (en prévention santé par exemple) sans y participer en argent, effort, risque, temps ...
14. " Pour le dépistage et le coaching d'une personne atteinte d'hypertension artérielle, par exemple, la dépense peut facilement atteindre 300 à 400 € par an. Si l'on compare ce coût au prix moyen d'une complémentaire individuelle de frais de santé qui atteint environ 500 € par an, il est évident qu'un programme de prévention n'est pas économiquement viable. " (Source : Argus de l'assurance).